Place Jean Ferrat, Paris Embellir, 2019-2020

Sketch for Place Jean Ferrat, (Metro Menilmontant) commissioned by the city of Paris

Place Jean Ferrat for Paris Embellir

 

An XXL grid over the square that will work as a container for all the elements present at the public square: The subway entrance, the kiosk, the climbing stones, the benches and trees are all connected with each other through this system. A metaphor for how in our world we are all connected and are one.

 

The line work consists of a grid, an archetype pattern of horizontal, vertical and diagonal lines. Combined with a system of fluent lines bordering the elements and the shape of the square itself. These fluent lines behave the same way water shapes itself in a lake, or on a smaller scale in a pool of water. The lines are bright white and have the same width all over, they form one continuous seamless shape. Solleveld unites all the seemingly incompatible urban elements that are present in the public space, therefor like a double universe transforming the public space itself to be the artwork.

 

Location

Place Jean Ferrat is on the border between the 11th and the 20th arrondissement. The square is better known as Menilmontant after the subway station with that same name on the square. Located at Rue Oberkampf between Le Marais and Père Lachaise, in the middle of a lively and colourful neighbourhood in the process of gentrification. During the Olympic Games of 2024 in Paris, the city is forming a green sportive route through Paris of which the Place Jean Ferrat and the artwork will be part. 

 

Material

Due to the subway station in the middle of the square, the urban space is intensively used. The lines will be executed in a bright white heavy duty road signage material. This very durable material is liquid when applied and can therefor be seamless and precise. A Tinymobilerobot will set out the complete work in paint. After that a French road construction company will apply the permanent material.

'Le Motif dans le tapis' par Berangere Armand

 

Aam Solleveld aime les motifs géométriques. Pour elle, ils représentent la nature, ils sont au coeur de celle-ci, au sein de son architecture microscopique, invisibles à l’oeil. Comme, par un effet de loupe, Aam Solleveld entend nous les révéler en positionnant des formes géométriques géantes dans la ville. L’artiste invite le promeneur à fouler un damier immense, à traverser un plateau de jeu mystérieux.

 

Le visiteur devient comme un personnage de fiction entrant à pieds joints dans le tableau. « Je vois les contours fluides comme des formes qui reflètent les lois d’un étang », dit-elle. L’asphalt est pour elle comme une flaque d’eau immense après une averse de pluie. Les ondulations, les lignes courbes entrent en opposition formelle avec les motifs géométriques immenses qu’elle insert dans ce paysage.

Aam Solleveld propose également des jeux de contours, avec des lignes fluides qui entourent les différents éléments meublant la place : l’entrée du métro, le manège, les rochers d'escalade, les babyfoots, etc. Avec ce jeu de contours et de trames, un ensemble est formé, les éléments divers font un tout. La trame relie tous les éléments du parc entre eux. Virtuose du mélange de références a priori inconciliables, Solleveld formule un univers nouveau modelé à partir d’inspirations centripèdes. L’artiste flirte

avec « la grammaire de l’ornementation ».

 

A sa manière, elle renoue avec la tradition ornementale mauresque dessinant des motifs déjà connus, mais en les appliquant de manière inédite. Son oeuvre puise aussi dans l’héritage du mouvement De Stijl fondé au Pays-Bas en 1917. Aam explore, à son tour, les questionnements de ce groupe d’artistes et d’architectes : la question de la limite

de l’oeuvre, le damier, la modularité, le lien entre intérieur et extérieur, l’usage de la ligne noire (etc). Mais, chez Aam, pas de dogmes, l’artiste compose, imagine, invente, modèle, dessine librement, se saisissant de l’architecture et du paysage comme d’une matière première. Si on cherche une raison à tout cela, il faut la chercher dans la trame, car « le motif est dans le tapis » pourrait-on dire pour reprendre le titre de la nouvelle

éponyme de Henry James.

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© 2020 Aam Solleveld